Dammarie les Lys : les enseignants refusent les heures supplémentaires (Seine et Marne)

 

Sur le principe « les heures supplémentaires détruisent les emplois », les enseignants du lycée Joliot Curie de Dammarie les Lys (Seine et Marne) ont décidé de refuser les heures demandées hors cadre légal. Ils arguent du fait que leur statut fait état d’un taux de 5 à 6 % d’HSA (1 heure qui peut être obligatoire pour raison de service). Or dans la Dotation Horaire Globale (DHG) 2014 de leur établissement, le taux est à 14,2 % en SEGT et 12 % en SEP.

Ce taux d’HSA ne permet pas le maintien de certains postes ou de BMP. Ces heures supplémentaires augmentent fortement la charge de travail et ne permettent pas un suivi correct des élèves. Il est dès lors difficile d’assurer un enseignement de qualité dans de telles conditions.

C’est ce qu’ont rappelé les personnels du lycée aux responsables de l’administration et à Vincent Peillon dans une lettre communiquée à la presse.

Rouen : les AVS/EVS aux Prud’hommes (Seine Maritime)

25 nouveaux recours juridiques d'ex-salarié-es AVS/EVS de l'Éducation Nationale sur contrat aidés CUI ont eu lieu jeudi 27 février devant le Conseil des Prud'hommes de Rouen défendus par la CGT. lls font suite aux 250 déjà gagnés depuis 2011 avec l'Union Départementale CGT  de Seine-Maritime. C'était aussi l'occasion de rappeler les revendications de la CGT Educ'Action et d'exiger la création de véritables emplois statutaires dans la fonction publique correspondant à la mission d'AVS, de réelles formations débouchant sur une qualification et la titularisation de tous les AVS quel que soit le contrat (CUI ou AED). C'est ce qu'a porté la délégation de l'Union Départementale CGT et de la CGT Educ'Action reçue en Préfecture par le directeur de cabinet du Préfet en déposant les pétitions qui ont déjà recueilli plus de 1000 signatures en quinze jours.

 La délégation a dénoncé aussi la politique de l'Éducation Nationale des  contrats "d'insertion" qui s'apparente plus à des contrats d'exclusion pour les salariés. Peu de formation qui ne débouche d'ailleurs pas sur une qualification, impossibilité d'effectuer une VAE, d'utiliser leur Droit Individuel à la Formation (DIF), de repostuler sur un nouveau contrat aidé avec le même employeur dans l'Éducation Nationale, de bénéficier de la professionnalisation annoncée par le 1er Ministre... On peut se demander qui aide-t-on vraiment avec les contrats aidés ? Les salariés ou le ministère de l'Éducation ?