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GRETA : tout ça pour ça !

Depuis quatre ans, le ministère et les organisations syndicales discutent du sort des GRETA et de leurs personnels.

Considérée au début comme une victoire, suite à la mobilisation de février 2012, la réinscription de la mission de formation continue dans le code de l'Éducation rétablissait les GRETA au sein de l'Education nationale et suscitait l'espoir de tous les personnels.

Ceux-ci attendaient surtout une nette amélioration de leurs conditions de travail très dégradées du fait du modèle économique des GRETA soumis au régime concurrentiel des marchés publics et privés de la formation pour adultes.

Les discussions, menées dans le cadre de la rénovation des métiers, ici le GT15, se sont très vite limitées aux personnels spécifiques aux GRETA. Elles avaient pour principal objectif de fixer un cadre national permettant, enfin, un traitement identique pour tous et toutes sur l'ensemble du territoire. La concurrence, l'autonomie des GRETA et le flou juridique font des personnels les variables d'ajustement des marchés et génèrent une très grande souffrance pour la majorité d'entre eux dont  93 % sont contractuel-les.

En ne publiant pas l'ensemble des textes avant la fin de la mandature, le gouvernement renie ses engagements vis-à-vis des personnels. Les dérives perdureront et avec elles la souffrance des Personnels. Alors que par ailleurs, le ministère affirme vouloir mettre sur un pied d'égalité non-titulaires et titulaires, il maintient de graves inégalités pour les intervenant-es : alors qu'ils-elles font le même travail, leurs obligations de service resteront supérieures à celles des titulaires.

La CGT Éduc'action appelle l'ensemble des personnels GRETA à la plus grande vigilance sur le terrain et continuera de revendiquer un véritable statut pour ces personnels et un plan de titularisation. Avec la FERC-CGT elle milite toujours pour la sortie de la formation du cadre marchand et pour un grand service public d'Éducation et de Formation

Rassemblement 1 février 15 h devant le rectorat - Parceque nous refusons l'avancement "au mérite", instrument de l’arbitraire et de l’individualisation.


La CGT Educ’action, la FNEC-FP FO, Sud Education

Nos organisations ont décidé de s’adresser ensemble à tous les personnels pour les alerter et les mobiliser. 

La Ministre a décidé de refondre l’évaluation des personnels enseignants. La notation chiffrée serait remplacée par une évaluation, fondée sur une inspection et deux entretiens professionnels reposant sur une grille de 11 items dont les critères sont pour l’essentiel éloignés de l’enseignement, et s’appuyant sur un référentiel de compétences professionnelles qui comporte 70 entrées !... 

Ce projet va de pair avec la mise en place d’un « accompagnement » des personnels qui peut être imposé par la hiérarchie et n’aurait plus grand-chose à voir avec la formation continue, et renforce le contrôle de la hiérarchie sur nos collègues au détriment de leur liberté pédagogique.

Nous refusons la logique de ce projet qui repose sur ces entretiens, sur des critères subjectifs, et qui est l’instrument de l’arbitraire et de l’individualisation. Il est dangereux, inacceptable.

Ce projet obéit à la même logique que celle du décret Chatel de 2012 qui avait été abrogé après l’élection de François Hollande, suite à la mobilisation des personnels appuyée sur l’action commune des organisations syndicales.

Le projet ministériel instaure une classe exceptionnelle, qui est en réalité un « grade à accès fonctionnel ».

Lors de l’introduction de ce type de grade dans la Fonction publique de l’État en 2010 par le gouvernement Sarkozy, toutes les organisations syndicales à l’exception de la CFDT s’étaient prononcées contre.

En voulant valoriser l’exercice de fonctions particulières et l’évaluation, la classe exceptionnelle est la promotion à la « tête du client » et un renforcement de l’inégalité salariale. Il sera réservé à une toute petite minorité et ne sera accessible que pour 10 % de l’effectif d’un corps, dont 8 % justifiant de fonctions particulières. Seuls 2 % des personnels, ayant « fait preuve d’une valeur professionnelle exceptionnelle », pourront y accéder. C’est donc 90 % de l’effectif d’un corps qui en sera irrémédiablement exclu.

De plus, les 10 % du corps ne seront atteints qu’en 2023 ! Là encore, rien ne dit que les dispositions actuelles ne seront pas encore plus orientées vers des promotions uniquement au mérite !

De plus aucune garantie n’est donnée sur un déroulement de carrière sur deux grades (classe normale et hors classe) pour la totalité des collègues.

La « revalorisation » des grilles indiciaires dont se targue la Ministre est en fait un miroir aux alouettes.

L’intégration partielle des primes et indemnités minore d’autant le montant de la hausse réelle et très loin de compenser les 14 % de pertes de niveau de vie subies par les enseignant-e-s qui restent parmi les plus mal payé-e-s d’Europe selon les chiffres de l’OCDE.

Nos organisations se sont adressées à la Ministre le 6 octobre pour lui demander de renoncer à ce projet néfaste et d’ouvrir de véritables négociations. Notre demande est restée à ce jour sans réponse.

Nos organisations appellent les personnels à se réunir dans les établissements secondaires et les écoles, à s’adresser à la Ministre sur ces revendications.

Le projet de la Ministre Vallaud-Belkacem sur l’évaluation des enseignant-e-s

ne doit pas voir le jour : la Ministre doit y renoncer. 

Signez et faites signer la pétition en ligne 

Télécharger la pétition au format 

15 septembre, on remet ça !

Lettre ouverte à Manuel Valls

 Bien relayé par une presse indépendante, les militant-e-s de la CGT sont accusé-e-s d'être "des voyous", "des terroristes comparables à ceux de Daech", "des casseurs venus en manifestation pour tuer", "détruisant des hôpitaux pour enfants malades, des centres où sont soignés les enfants de policiers assassinés par des fous de dieu." (citations de politiciens en mai-juin 2016)

Tueurs de l'ombre avinés et avides de sang, anthropophages mangeurs d'enfant, sommes nous Monsieur Valls au XXI siècle ? Avec vos dernières tirades et celles de votre gouvernement on atteint des sommets dans la diffamation, dans l'abjecte... Pourtant peu d'intellectuels, peu de journalistes ne s'en émeuvent. Alors, monsieur le premier ministre n'hésitez pas, vous pouvez faire mieux : les manifestants …  "une poignée de scélérats,  de sans dents, de collets crasseux, de toqués, de sauveurs du peuple, de déclassés, de tristes, de traînards, d' incapables ;" Mais enfin pourquoi les ouvriers se mêlent ils de politique ?"" Le devoir des gouvernements n'est-il pas de réprimer fermement le socialisme dans ses écarts anarchiques ?" (Citations de politiciens mars-mai 1871)

Par vos propos, vous attisez les braises de la violences, vous en porterez la responsabilité !!

Maintenant, vous vous moquez aussi de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen en vous attaquant avec le président de la République à la liberté d'opinion à travers la liberté de manifester.

 

Vous n'êtes pas à une ignominie prêt pour bâillonner vos détracteurs !!

 

 Le SO de la Cgt n'a pas vocation à remplacer les forces de l'ordre vis à vis des casseurs, il est là pour protéger les manifestants. Depuis le début du mouvement, des militant-e-s sont gazé-e-s, frappé-e-s et arrêté-e-s en fin de manifestation. Les casseurs  continuent en totale impunité, car cela vous permet d'essayer de discréditer ce mouvement social, de dénoncer les violences et d'en rejeter la responsabilité sur la CGT.

 

Nous, nous défendrons toujours le droit d'opinion et d'expression, nous considérons les interdictions de manifester comme illégales. Nos droits démocratiques sont inaliénables,

 

C'est pour cela que nous maintiendrons nos appels à manifester qui nous irons manifester, y compris si elles ne sont pas autorisées.

 

La rue est à nous, vous pouvez envoyer vos nervis, asphyxiez vos tribunaux, remplir vos geôles nous, nous resterons debout !!

Formation intersyndicale « Enfants migrant-e-s ? A l’école ! » - Pour toutes et tous

la CGT’Educ, la CNT, le PAS 38, la FSU,  vous proposent


Un stage de formation syndicale

le vendredi 3 juin de 8h 30 à 16h

puis exposition-rencontres-point presse de 16h à 18h

à la Bourse du travail de Grenoble

            Enfants migrant.e.s ? À l’école !

Après le succès du stage de deux jours de l’an passé, avec des apports juridiques, professionnels et militants, nous proposons cette année une journée complémentaire, afin de permettre aux nouvelles et nouveaux participant.e.s de se mettre à niveau et aux ancien.ne.s d’aller plus loin, de découvrir les nouveaux textes, de connaître de nouvelles structures de solidarité, et de faire le point sur ce qui a changé depuis un an. Il y aura des temps en séance plénière et des ateliers en groupes pour échanger plus facilement.

Le stage permettra de mieux connaître les parcours scolaires des enfants migrant.e.s, les obstacles rencontrés, les réussites, les droits des migrant.e.s, les nouveaux textes sur le droit d’asile, les droits et devoirs des enseignant.e.s, la manière d’aider ces élèves et leurs familles en facilitant les liens avec les réseaux et organisations existants, dont des collectifs, RESF et les syndicats. Nous construirons collectivement des revendications en approfondissant celles de l’an passé.

Avec les interventions d’une enseignante d’UPE2A sur les parcours scolaires, d’un avocat spécialisé en droit des étrangers et les témoignages de Rom Action, du syndicat des travailleurs sans papiers de la CGT, du collectif RESF Jouhaux, d’un parent d’élève migrant en grande précarité …

Un temps plus libre d’échanges et de rencontres aura lieu de 16h à 18h dans le hall de la Bourse du travail, avec une exposition et des stands de différentes structures invitées. Il est possible d’y venir sans participer au stage.

L'accueil des enfants de migrant.e.s au sein des établissements scolaires et l'affaire et tous et toutes : ATSEM, AVS, AESH, AED, AP, enseignant.e.s. Chaque fonctionnaire ou agent.e non-titulaire, syndiqué-e ou non syndiqué-e, peut bénéficier de 12 jours de formation syndicale par an, fractionnable à volonté (une journée minimum).

Venez nombreuses et nombreux, avec vos expériences, vos idées, vos outils, vos doutes, vos questions…

Pour vous inscrire :

Remplissez le modèle de demande de congé  à renvoyer à votre supérieur (DASEN, Rectrice, IEN, Principal.e, Proviseur.e, Employeur) au moins un mois avant la date du stage  (avant le 3 mai). modele d'autorisation formation syndicale

Prévenez-nous de votre présence par un mail : cgt-education38@orange.fr


L’absence de réponse de l'administration à quinze jours du stage vaut accord.

Contactez un syndicat organisateur en cas de difficultés.

Loi travail : mobilisation le 9 avril


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LOI TRAVAIL : NI AMENDABLE, NI NEGOCIABLE

Malgré la persistance du gouvernement à maintenir le projet de loi El Khomri, le 31 mars nous étions 1200000 salarié-e-s grévistes, manifestant-e-s, privé-e-s d’emploi, précaires, retraité-e-s et jeunes à exiger le retrait de cette loi dans l’ensemble du pays. Pour le département de l’Isère, 30800 manifestant-e-s, à Grenoble, Bourgoin, Roussillon et Vienne.

Les déclarations du président de la République confirment la logique du gouvernement à maintenir un cap libéral et à consacrer la fin de son mandat à continuer de faire les cadeaux au patronat, à accentuer les réformes contre les travailleur-euse-s.

Ils gardent le cap, nous aussi !

Les organisations syndicales de salarié-e-s, CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES n’en resteront pas là ! Nous devons, nous pouvons tous ensemble faire reculer le gouvernement et imposer d’autres choix de société :

  • Semaine de 32h,
  • Droits supplémentaires aux salariés et leurs représentants,
  • Augmentation des salaires,
  • Embauches

Nous appelons à intensifier l’action dans les entreprises et les établissements afin d’amplifier la mobilisation.


Samedi 9 avril

  • Grenoble : manifestation à 14h, départ place Victor Hugo
  • Roussillon : rassemblement à 10h au foyer municipal Henri BARBUSSE

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